Par Nataly St-Gelais nataly@sports juniors.com
"Martin Bernard est un «gentlemen». Ce n'est pas ce qu'on souhaitait comme conclusion mais les résultats se détérioraient de match en match. La stabilité d'une équipe est importante mais la compétition l'est tout autant. C'est la loi du sport, commente", Jérôme Mésonéro.
Vent de panique
Martin Bernard était à la barre des tigres depuis deux ans et a dirigé 126 matchs. L'équipe s'enlisait de plus en plus, dans les 17 derniers matchs, les félins ont seulement trois victoires. Depuis deux ans les Tigres accumulent les défaites sur la route et la troupe de Victoriaville a de forte chance de débuter les séries à l'extérieur. L'objectif de l'organisation étant de passer la première ronde des éliminatoires a fait en sorte que le directeur général a lancé un sauve-qui-peut et a passé à l'acte.
Nouveau visage
Mésonéro affirme que le successeur de Bernard détient assez de temps d'ici la fin de la présente campagne pour bien élaborer son plan d'action et préparer les joueurs en vue des prochaines séries même s'il ne reste que 17 rencontres en saison régulière. "D'ici lundi je serai en mesure de pouvoir faire connaître le choix du nouvel entraîneur des Tigres", affirme le DG sans trop s'avancer.
24 heurs après le départ de Bernard, plusieurs noms circulent. Yannick Jean, bon ami de Mésonéro et expérimenté de la LHJMQ, Stéphane Hains, présentement entraîneur adjoint chez les Tigres et Dany Dupont, des Lions du Lac-St-Louis dans la catégorie midget AAA sont du nombre.
La philosophie du président de l'organisation, Éric Bernier, de prôner la stabilité de son équipe aura encore une fois été mis de côté par le directeur général, Jérôme Mésonéro, qui en deux ans a indiqué la sortie à deux entraineurs-chefs.
C'est ainsi dire, que quand sa ne fonctionne plus au sein d'une formation, l'issu la plus facile est de limoger l'entraîneur-chef. Tant qu'à faire le ménage aussi bien accomplir un grand ménage et recruter une nouvelle équipe d'entraîneur qui là pourrait donner tout son sens à un rafraîchissement. Mais congédier le chef de la bande et laisser en poste les hommes qui ont travaillé sous ses ordres pendant deux ans, il y a quelque chose qui ne tient pas la route. L'avenir à court terme nous dira si Mésonéro avait raison d'agir ainsi.